L’avenir d’hier

Huit heures douze, trente-deux secondes, elle se réveille. La peur au ventre, elle enlève ses chaussettes, bascule pour s’assoir et enfile ses chaussons posés aux pieds du lit. Un regard rapide par-dessus son épaule droite… Pas de pieds. C’est déjà ça. Mais ce n’est pas suffisant. Elle gonfle son ventre de l’air chaud d’une chambre en fin de nuit, puis expire doucement.

Rencontrons-nous pour un café sans sucre

Des larmes. Un plaid. Une tasse de thé trop froid. Un chat. Dans la pièce d’à côté, un enfant qui dort. Un écran éteint. Quelques posters jaunis. Un mouchoir. Un choix. Une erreur. Tant de décisions erronées.
D’autres larmes.
Elle est seule. Désespérément seule. Lucie a froid. Un froid qui prend aux os, qui englobe la chair, qui ronge l’âme. Elle regrette ce choix-là. Le dernier. Avant le suivant, sans doute. Impossible d’imaginer un suivant. Encore des larmes.

Le mépris de classe

Bonjour à toutes et à tous,

Dans cette première chronique – format que j’inaugure aujourd’hui sur le site -, j’ai envie de parler de « mépris de classe ». Je viens d’écouter un épisode magnifique du non-moins magnifique Podcast d’Arte Radio, « Vivons heureux avant la fin du monde » (je vous conseille fortement de vous y abonner et des les écouter, vous gagnerez de l’humanité et de l’âme). Le titre de cet épisode ?« Chacun son beauf : à quoi sert le mépris de classe ».